Loin

DSC_5188

Loin

Proche
Je me déplace dans un univers où ma réalité a été modifiée
Les espaces qui se noyaient d’humains
Résonnent maintenant d’un vide assourdissant

La maison est mon château
La porte est mon pont-levis
Celui que j’abaisse quand je dois affronter l’ennemi et sortir
Celui que je lève pour protéger les miens

Les « autres » … tous les « autres »
Doivent être considérés comme « potentiellement » dangereux

De nouveaux verbes font partie de mon quotidien
Confiner, distancer, reculer, s’éloigner, s’isoler
Tandis que d’autres sont maintenant bannis
Embrasser, consoler, accompagner, câliner

La frontière, la distance, le temps
Dans cette nouvelle réalité, rien n’est pareil
Que mon voisin demeure à 10 pas ou à 1000 km
Qu’importe… puisque la conséquence est semblable
Les portes resteront closes
Si proche mais si loin

L’absence « physique » des personnes que j’aime
La présence « virtuelle » que l’on vénère maintenant
Dans ce monde, l’homme a un nouveau dieu « Internet »
Il conserve « presque » intact les « fils » entre moi et les autres

Pourquoi doit-on perdre… pour apprécier
Pourquoi doit-on souffrir… pour comprendre
Pourquoi doit-on tomber… pour savoir

Nous ne sommes pas invincibles
La sagesse doit transcender nos esprits
Alors… l’humanité vaincra

Je pense à toi (auteur inconnu)

20180430_190716Ce poème n’est pas de moi… mais je l’aime beaucoup.  

A travers ce pays gracieux et coloré,
A travers ces pinèdes et le chant des cigales,
A travers ce soleil qui vient me réchauffer
Et l’odeur de résine dont mon cœur se régale
Je pense à toi

A travers l’infini de ce bonheur exquis
A travers mille craintes mêlées de mille espoirs
A travers les amis que je venais revoir
A travers tout le poids de mes ennuis aussi
Je pense à toi

A toi qui mieux que moi saurais si bien trouver
Les mots et les nuances, les formes, les idées,
Pour dire ce que je sens, traduire ce que je vois,
Et garder plus longtemps ce grand souffle de joie
Je pense à toi

Tu es vrai poète, moi je n’en ai que l’âme
Et dois garder pour moi ce que je voudrais dire
Il est mieux de se taire, pourtant les mots soulagent
Je voudrais savoir dire tout ce que tu m’inspires
Je pense à toi

Et quand je pense à toi à travers ce pêle-mêle
De mots, d’idées, de joies, l’inquiétude se mêle
Et mon cœur s’interroge, mon cœur se dit : « Pourquoi ? »
Il aimerait savoir pourquoi je pense à toi.

Oui, malgré cela
Je pense à toi

(auteur inconnu)

Ce fil unique

DSC_3643-2

Il y a ce fil en moi
Invisible… mais bien réel
Il est aussi fragile que puissant
Il est la force qui retient les âmes
À ceux qui nous sont précieux

Ces fils qui s’entrelacent
Ces fils qui forment des nœuds
Ces fils qui se détachent
Ces fils qui rouillent
Ainsi que ceux qui se rompent

Ces fils sont nos racines
Notre paratonnerre contre la foudre de l’univers

Rien… comme tout… peuvent en altérer la solidité

Mon fil… relié à tous les autres
Donne un sens à ma vie

Elle

Si j’ai une jambe cassée… personne ne me demandera de grimper sur le Mont Everest.

Si je suis aveugle… personne ne me demandera de conduire un camion sur l’autoroute.

Si je suis sourd… personne ne me demandera quelle est la musique qui joue à la radio.

Si je suis un enfant… personne ne me demandera d’aller travailler pour gagner ma vie.

Si j’ai un cancer… personne ne me demandera pourquoi je suis si fatiguée.

Mais il y a… ELLE.

ELLE qui peut terrasser l’homme le plus fort du monde.
ELLE qui peut tuer quelqu’un.
ELLE qui peut briser des familles.
ELLE qui a le pouvoir de l’invisible.
ELLE qui a un effet pernicieux.
ELLE qui est souffrance.
ELLE qui se fait juger, dénigrer et rabaisser par les autres entités humaines.
ELLE qui sait s’incruster insidieusement dans toutes les sphères de la vie d’une personne.
ELLE qui corrompt le jugement d’une personne… attaquant sa capacité à évaluer sa valeur.

ELLE…. c’est la maladie mentale.

Facile quand on est bien dans sa tête… de juger les autres.
PERSONNE n’est à l’abri d’une chute.
Chute qui peut-être temporaire  ou chronique.
Nous ne sommes malheureusement pas égaux devant ELLE.
Le nombre d’outils que notre coffre contient pour traiter avec ELLE varie d’une personne à l’autre.
Il y a la famille, les amis, la santé financière, les intervenants qui croiseront notre route pour nous aider.
Les forces et les faiblesses de la personne qui doit guérir d’ELLE.
Ou celle qui devra apprendre à vivre avec ELLE.

Nous avons parfois le jugement facile… nous sommes humains.

Mais si ELLE est ma jambe cassée… et si la montagne est ma pire terreur.
Aidez-moi à grimper.
Accompagnez-moi sur le chemin.
Écoutez- moi.

J’y arriverai sûrement…

Ma courtepointe

dsc_1472

 

Il faut parfois faire table rase du passé.
Ce qui n’existe plus.
Effacer.

Je m’accroche aux souvenirs précieux, aux bulles de bonheur.
Tout ce qui peut remplir un cœur.
Ça doit être ça la « nostalgie ».
Vouloir revivre des moments de notre passé qui sont « passé ».

Ce que nous sommes devenus… et tous les autres aussi.
Les chemins que nous avons choisi.
Les chemins qui nous ont été imposés.

Le dédale de mes pas, sur mon sentier unique, me permet de rencontrer des êtres extraordinaires.
Ces gens ont acceptés d’entrelacer le fil de leur vie à la mienne pour un instant.
Nous créons ensemble une courtepointe magnifique.

Ma courtepointe.

Je pourrai la contempler encore et toujours… suivant du bout de mes doigts… les motifs toujours différents… comme la vie.

Souvenir…

Chaque fil a sa couleur, sa texture et sa lumière.
La longueur du fil de chacun, contribue à notre courtepointe, pour une durée indéterminée.
Il arrive que le fil d’une personne s’arrête.
Pourquoi? Il y a autant de raisons que de grains de sable sur la terre.

On ne retrouvera plus jamais ce fil.
Il y a aura des regrets… peut-être de la tristesse… mais ça…
fait partie de la vie.

C’est ce qui fait la richesse de notre courtepointe, c’est les innombrables possibilités que chaque rencontre nous offre.
Découvrir une personne qui contribuera à sa façon… à notre projet de toute une vie.

Ode photographique

Une photo c’est…

Un instant éphémère qui ne reviendra jamais.
Un sujet qui mérite que l’on s’arrête.
L’émergence d’une émotion qui vrille le cœur.
Une pause… dans le tourbillon d’une vie qui va trop vite.

La beauté est là… partout autour de nous.
Il suffit de regarder… pour voir autrement.

Le temps

Insaisissable, abstrait, complexe dans sa simplicité…
Il a un pouvoir incommensurable.

Le « temps » est maitre de nos vies.
Il gouverne notre avenir.
Il effraie nos rêves.
Il terrasse notre présent.
Il anéantie la candeur insouciante

Chaque fois que je respire, le « temps » à jouer de son influence.
Volant quelques grains de sable à mon sablier.

Il emprisonne la « liberté » dans un carcan que l’on nomme « horaire ».

Mon fil… ou une vie sur Twitter

Je vais aller laisser ma trace dans la neige… celle de mes pas…. (28 fevr 11)

Ou sera le plaisir de fouiller dans une librairie pour trouver un livre qui nous plait?Le livre papier en voie d’extinction. (24 mai 11)

Chaque rencontre peut-être vectrice de changement. Une amitié, qu’importe son intensité, peut s’embraser ou s’éteindre… instant éphémère. (11 mai 2012)

IIl y a ce que l’on s’imagine. Il y a la réalité. Il y a le rêve… J’aimerais lui parler pour qu’il sache. J’aimerais écouter pour savoir. (27 mai 2012)

« Vouloir oublier quelqu’un, c’est y penser tout le temps. » Katherine Pancol (2 juillet 2012)

Quand la lune joue à la cachette derrière les nuage…pleine lune dans quelques minutes. J’aime le ciel et ces mystères. (1er aout 2012)

Il y a Âme, Cœur et Raison… chacun voudrait être le maitre d’œuvre de notre vie. Notre phare… (1 octobre 2012)

Dommage… la pluie vient achever une période de beauté magique. Éphémère est la période où les arbres se parent de 1000 nuances colorés… (20 octobre 2012)

Il y a ces mots que l’on voudrait dire une fois… juste une fois… à l’autre. La vie prend un carrefour différent et on se dit « Et si… » (4 nov. 2012)

Un flocon de neige est toujours parfait.Symétrique,d’une beauté parfaite, simple mais complexe.Unique…J’aimerais être un flocon de neige. (19 nov. 2012)

Durant l’orage,il arrive qu’une rencontre soit un arc-en-ciel dans notre vie. Éphémère…qu’on voudrait garder en soi. (25 nov. 2012)

Il arrive que l’histoire d’amour, entre moi et un livre, soit pénible. Jusqu’où doit-on « persévérer » dans la lecture avant de démissionner? (22 déc. 2012)

L’écoute de la musique… un binôme entre l’âme et le cœur. (24 décembre 2013)

La magie de la pensée…elle peut franchir les kilomètres, survoler les océans. Elle effleurera la conscience de l’autre malgré la distance. (25 décembre 2012)

Quand on y pense… la neige c’est juste de l’EAU gelé. On dépense beaucoup d’énergie, avec, je trouve. 🙂

On ne devrait jamais mettre un contrat sur l’amour.C’est pourtant ce que font les gens en se mariant…Je n’ai pas encore compris pourquoi. ( 30 décembre 2012)

Il y a rêver… et vivre ses rêves… parfois certain nous semble inaccessible (13 février 2013)

Chuchoter… c’est déposer doucement dans une oreille des mots précieux. Un message confié à une personne qui est unique pour nous. (3 mars 2013)

« Essayer » de travailler à l’ordinateur avec un chat c’est… comme manger une soupe avec une fourchette… ça semble parfois impossible!! (4 mars 2013)

Dame Nature, avec toute cette pluie, fait son ménage du printemps. Elle utilise beaucoup d’eau pour frotter je trouve… 🙂 (19 avril 2013)

Le quotidien avec l’autre peut faire grandir l’amour ou… le tuer. Il n’y a rien de plus à dire. (3 mai 2013)

Quand la musique ensorcèle… les mots sont inutiles. Le cœur alors sait… ce que la bouche doit taire. (26 mai 2013)

L’éloignement… se calcule, se vit, se ressent… de multiples manières.Même près de quelqu’un… il peut y avoir une galaxie de distance. (31 mai 2013)

Une nuit, du silence, une musique particulière, une âme un peu tourmentée et… voilà qu’une plume voudrait vibrer sur une page vierge… (21 juin 2013)

Quand la musique exprime, mieux que les mots, ce que l’on ressent… (5 juillet 2013)

Le fleuve,c’est l’immensité sauvage d’une route qui nous fait rêver. Permettant d’aller si loin… que le quotidien ne peut nous rattraper. (12 juillet 2013)

Un regard, un sourire… et le cœur « sait ».Il ne pourra jamais oublier. (22 aout 2013)

La « citoyenne » se désole que des graffitis endommage des bâtiments. La « photographe » y trouve une belle source d’inspiration photographique. (29 aout 2013)

On vit notre vie… comme si on avait la certitude de vivre jusqu’à 90 ans. Alors que l’on ne sait jamais quand tout peut s’arrêter… (2 sept. 2013)

L’orage vient dans mon ciel, comme parfois il est aussi dans nos vies. Il ne pleut pas encore mais… on le sait. Le vent nous le chuchote. (7 octobre 2013)

La Lumière est à la Photographie Ce que le Son est à la Musique J’aspire à devenir Compositeur Photographique (20 octobre 2013)

Je rêve du fleuve… sa force, sa beauté, sa liberté sauvage… la douceur de la brise sur ma peau… la magie de la marée qui danse… (21 juin 2014)

Avancée sur la grève,j’attends la marée. Le vent fouette mes cheveux,les yeux fixent le ciel endormi…rêve d’un instant qui n’arrête pas. (12 juillet 2014)

Est-ce que les vœux peuvent se réaliser lorsqu’ils sont fait sous un ciel de pleine lune…face au fleuve… la voix pleurant ses rêves. (27 aout 2014)

« Les mots que l’on ne dit pas sont les fleurs du silence » (Inconnu) (21 janvier 2015)

On peut être « seul » malgré la foule, si bien entourée malgré le silence. Le silence permet d’entendre… de s’entendre. (24 janvier 2015)

Quand les lettres forment des mots… des mots qui peuvent danser ensemble… prenant vie dans des livres. (24 janvier 2015)

Messire Hiver et son acolyte Froid me soule un peu. Quand Lady Printemps sera de retour…réveillez moi! Moi je vais hiverner dans ma grotte (19 février 2015)

« Ce n’est pas parce que l’on a pas de raison de partir… que l’on doit rester » Inconnu (19 mars)

La nuit ose. La nuit éveille. La nuit vibre. Les mots enfouies voudraient s’envoler… précieux… fragile… et que l’autre sache enfin. (30 mars 2015)

La nuit, laisse tomber du ciel, les derniers survivants d’un hiver qui s’incruste… quelques flocons à la vie éphémère. (9 avril 2015)

Il arrive que notre vie soit comme une feuille de papier. Pliée… elle conservera à jamais les traces. Elle ne sera jamais comme avant. (11 mai 2015)

« Le papier boit l’encre sombre, comme assoiffé de poésie, et son scintillement à la lueur des bougies relève presque de la magie.  » Inconnu (18 mai 2015)

Le ciel doit être magnifique ce soir… une myriade d’étoile. J’envie ceux qui peuvent l’admirer. Moi, je ne peux que le deviner… et rêver (23 mai 2015)

Messire Chat ne saurait passer en deuxième… il sait imposer sa présence. (10 juin 2015)

J’adore entendre la chorale des éléments se déchainer… mais la nuit me cache leurs méfaits. J’aurais aimé admirer leurs exploits. (8 juillet 2015)

Un souvenir,est un fragment de notre mémoire que l’on voudrait ne jamais oublier.Revivre les scènes d’un film en pensée…instant de bonheur (12 juillet 2015)

La page blanche invite une plume à danser sur le tempo du coeur… joie, tristesse ou amour… la danse tracée nous surprendra toujours. (19 juillet 2015)

Je veux écrire… Qu’il peut être difficile pour mes doigts de danser sur ce clavier. La fatigue rend les pas hésitants et maladroits… (9 août 2015)

Le silence de la nuit est mon oasis..mon refuge.J’ancre mes pensées, mes rêves inavoués, ce que je suis réellement…par l’écrit.Loin d’ici. (7 septembre 2015)

Silence,fleuve,soleil,lune,brise,couleur,crépuscule,nuit,pensée,rêve,espace, liberté,présence,écrire,regard… juste des mots…et pourtant. (16 septembre 2015)

Si je possédais le pouvoir de me déplacer dans le temps et l’espace..Revivre des instants..et me projeter ailleurs. Je peux. Je ferme les yeux. (20 septembre 2015)

Est-ce que le fait de dormir sur des livres rend les chats plus intelligents? (24 septembre 2015)

Chaque pas que l’on fait… qu’importe qu’il soit infime, hésitant et fragile. Il saura, si l’on est patient… nous transporter ailleurs. (26 septembre 2015)

Une belle initiative…découverte au gré d’une balade.Partager ses livres…c’est propager le plaisir de la lecture. (1er octobre 2015)

Insaisissable, abstrait, complexe dans son insignifiance… Le « temps » emprisonne la liberté dans un carcan que l’on nomme « agenda » . (2 octobre 2015)

Amitié

Il y a toi.
Il y a eu quelques instants éphémères où j’ai eu envie de t’écrire ces derniers temps… mais je ne l’ai pas fait.
La vie nous emporte… rapidement.
J’ai toujours pris le temps… de prendre du temps… pour toi.

Le mince fil qui relie deux personnes peut-être prit dans la tempête des vents violents de vies trépidantes.
Dans la corvée des liens des gens qui nous entourent… dans la tristesse ou la joie des émotions que suscitent nos états d’âmes… dans ce que nous sommes.

Il suffit de tellement de peu pour que le fil se brise.
Il arrive que l’on ne se rende pas compte de la coupure.
La distance alors qu’elle soit virtuelle ou non… se creuse.
Le ruisseau devient rivière, fleuve et océan et alors… il n’y a plus rien à faire.